Pour satelliser un corps autour de la terre (à l’altitude 0 = niveau de la mer) il faut impérativement lui communiquer une vitesse au moins égale à 7,9 Km/s, et non pas chercher à le faire monter le plus haut possible. Quelque soit l'altitude atteinte il retombera sur terre si la vitesse est inférieure au seuil de 7,9 Km/s ou 28 500 km/h.

Le problème à résoudre pour réussir une bonne satellisation est avant tout un problème de vitesse, donc de propulseur ;

En théorie un corps lancé à 28500 Km/h à seulement quelques mètres au dessus du sol, peut faire le tour de la terre sans y retomber. Nous avons dit en théorie car, dans la réalité, l’atmosphère terrestre freinera notre engin qui finira par s'écraser sur le sol. N’oublions pas non plus le relief qui oblige à prendre une certaine altitude.

Pour retrouver les conditions théoriques il faut s'affranchir des effets du relief et de cette atmosphère terrestre et pour cela il suffit d'élever notre candidat satellite à une centaine de kilomètres au dessus du sol, tout en lui communiquant une vitesse égale ou supérieure à la vitesse de satellisation qui nous l'avons vu est voisine de 7,9 km/s.

Lanceurs :

Ces deux opérations sont réalisées par le lanceur - la fusée - en une quinzaine de minutes.

Pourquoi l’Europe a-t-elle choisi la Guyane pour lancer des satellites ?

Kourou est situé à 5° de latitude nord, soit proche de l’équateur là où la vitesse de rotation de la Terre est maximum6. Lors du lancement cette vitesse est communiquée à la fusée. Le Terre agit comme une fronde.

Il en résulte un gain de carburant car d’autre part à l’équateur la pesanteur est inférieure (-0,67%) par rapport au pôle : Intérêt pour les satellites géostationnaires qui sont placés dans le plan de l’équateur mais pas pour les lancements de satellites à orbite polaire.

Parmi les principaux sites de lancement on citera : Cap Canaveral en Floride en deuxième position dans le classement après Kourou. On trouve ensuite Baïkonour au Kazakhstan et Plesetsk en Russie. Mais il en existe d’autres comme Wallops aux Etats-Unis, Kagoshima au Japon, Xichang en Chine ou même la plate-forme italienne de San Marco !

Les différents types de satellites:

Les satellites géostationnaires météorologiques suivent une orbite circulaire à 36 000 Km, soit à 42 000Km du centre de la Terre. Ils paraissent fixes ou immobiles pour un observateur terrestre car ils décrivent leur orbite en 24 heures.

Les satellites de télécommunications - Le téléphone mobile a donné l’idée à par satellites de l'armée des États-Unis, le Global Positioning System (GPS) est opérationnel depuis février 1994. Galileo est le nom du futur système de positionnement par satellites européen, en test depuis 2004, qui commencera à être utilisable (essais) en 2010 et le sera pleinement probablement en 2020.

Les satellites de télédétection ou de surveillance de la planète Terre, qui sont le plus souvent placés en orbite basse, c'est à dire à une centaine de kilomètres au périgée. Ils font le tour de la terre en moins de deux heures. (1 h 26 mm pour un satellite en orbite circulaire à 200 Km de la surface terrestre).

Les satellites d'observation de la Terre qui donnent des images de notre planète et doivent passer régulièrement et à heure fixe au dessus d'un point donné pour pouvoir comparer les clichés à chaque passage (utilisation  pour la topographie, l'agriculture, la cartographie,...)

Au service du monde maritime : L’intérêt du satellite est sa très large couverture (rayon de 2500 km)

 

 

Les satellites Sentinel, appartenant au Programme Copernic, sont utilisés pour surveiller les océans, la banquise, les nappes de pétroles, l'occupation de la terre mais aussi pour répondre à des urgences comme les inondations ou les tremblements de terre.

Les stations orbitales sont également des satellites. Avant l’ISS la plus connue était MIR : Huitième station lancée par les Russes le 19 février 1986, après l’exploitation de 7 stations SALIOUT de 1971 à 1986.

Date de dernière mise à jour : 08/06/2020